Fondettes : Gérard SOUEDET ! SUPERSONIQUE

En une quinzaine d’années, le Fondettois, Gérard Souedet a collectionné des centaines et des centaines d’informations sur l’aviation française, un sujet qui le passionne depuis l’enfance. ”Je voulais être pilote mais j’avais des lunettes, raconte-t-il aujourd’hui, ses yeux clairs toujours installés derrière les fameux verres. Du coup, je regardais les avions qui passaient au-dessus de la maison de mes parents, à Saint-Pierre-des-Corps. Et il y en avait beaucoup !  » Mais, persévérant, il a décidé d’entrer dans une école d’aviation, à 14 ans, en région parisienne. Certes, jamais il n’a pu faire son baptême de l’air, d’abord par souci ophtalmique puis par souci financier ; mais ce domaine ne se limite pas à devenir commandant de bord.

C’est ainsi que Gérard Souedet a appris le métier d’ajusteur mécanicien de bord, qu’il a exercé au centre d’essai en vol de Brétigny-sur-Orge, dans l’Essonne. C’est là-bas qu’en 1970, il a vu de ses propres yeux le Concorde. « C’était… waow !, se souvient-il, des trémolos dans la voix. Bon, c’était le prototype, il n’y avait que des instruments de mesure à l’intérieur mais c’était incroyable”. De là est née sa fervente admiration pour ce majestueux avion, au bruit d’envol énorme et à la vitesse supersonique.

Mais la seule passion qui perdure depuis son enfance demeure bel et bien l’aviation. À chaque phrase, il y revient. Chaque histoire lui met en mémoire une autre anecdote, comme cette fois où il a rencontré le tout premier pilote du tout premier Concorde, feu André Turcat.

Il connaît par coeur l’histoire de cet avion, de sa création à sa mise au placard dans les musées, en passant par son apogée et ses ”cousins » éloignés créés en Russie. « Il faisait Paris-New York en à peine 3h30, vous vous rendez compte ?, lance-t-il. Le record est même de 3 h 10”. Évidemment, voyager à bord coûtait un bras (au moins) et consommait beaucoup de carburant (bonjour les dégâts pour la planète). Mais il fait rêver, avec son ”nez pointu qui se baisse pour que les pilotes voient la piste » et son aile, immense, semblant souple comme celle d’un oiseau. Cette année, la France fête d’ailleurs les cinquante ans de son premier vol. Et Gérard Souedet ne compte pas laisser passer cette occasion : avec son association Fondett’Ailes, il organise une grande exposition sur le Concorde, de 1969 à aujourd’hui. Dans la salle Michel Petrucciani, à Fondettes, il prépare une trentaine de panneaux explicatifs, avec des enveloppes au sigle de l’avion. « On doit aussi aller récupérer une super maquette de plus de 3 mètres de long et un siège d’un des premiers Concorde”, se réjouit-il. Il ne reste plus beaucoup de temps, l’événement étant les 9 et 10 mars ; mais d’ici là, Gérard Souedet a tout de même le temps d’imaginer, avec des adhérents de l’association, une prochaine exposition, prévue, elle, pour septembre.

Concorde, cet avion incroyable des années 70. Et il est intarissable.

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